L'ancien blog du JHP

29 septembre 1364 - dernier round à Auray

1 Mars 2014 , Rédigé par JHP Publié dans #séances, #28mm, #Moyen Age, #Swordplay, #escarmouche

Triste idée que de mourir sans héritier. La disparition en 1341 de Jean III, duc de Bretagne, va entrainer une guerre de succession entre d'un côté la maison de Penthièvre, et de l'autre la maison de Montfort. Petit détail, qui a son importance : nous sommes aussi dans ce que l'Histoire appellera la Guerre de 100 ans.

29 septembre 1364 - dernier round à Auray

Jean III est mort depuis 23 ans. La Bretagne n'a toujours pas de duc.

Charles de Blois est le fils du comte de Blois et de Marguerite de Valois, sœur du roi de France Philippe VI. Il est l'époux de Jeanne de Penthièvre, nièce du défunt duc, et revendique à ce titre la couronne ducale.

Charles s'appuie principalement sur les cités du Penthièvre (grosso-modo le Nord de la Bretagne) et la haute noblesse du duché. Il est également soutenu par le roi de France.

29 septembre 1364 - dernier round à Auray

En face, Jean de Montfort est le fils de Jean de Montfort, demi-frère de Jean III et de Jeanne de Flandre, dite "Jeanne la Flamme" (elle avait pris les armes au nom de son mari quand il était retenu prisonnier, avec une certaine efficacité).

Il est suivi dans son entreprise par la petite noblesse de Bretagne, et, évidemment, le roi d'Angleterre.

Cette guerre de succession, autrement appelée guerre des deux Jeanne, n'en finissait pas. En 1364, les protagonistes discutent d'un éventuel partage de la Bretagne, sans succès. La lutte reprend. La ville d'Auray, blessiste, est assiégée par Montfort.

Charles de Blois, rejoint par Du Guesclin, fait route vers Auray. La bataille se jouera le jour de la Saint Michel, et son issue devra désigner le véritable duc.

29 septembre 1364 - dernier round à Auray

Les deux armées sont disposées en trois corps, tous démontés. Seul le camp montfortiste garde un corps de cavalerie en réserve. La bataille rangée va vite dégénérer en cohue généralisée. Nous choisissons ce moment comme point du départ de notre scénario, où le combat s'est déplacé au centre, autour des deux prétendants.

Le face à face

Le face à face

Autour de Charles de Blois, accompagné de son lévrier Yolland

Autour de Charles de Blois, accompagné de son lévrier Yolland

Alors qu'en face, Jean de Montfort bénéficie des conseils avisés de Chandos

Alors qu'en face, Jean de Montfort bénéficie des conseils avisés de Chandos

Début (de la fin) de l'action...

Début (de la fin) de l'action...

...avec toujours cette sensation de n'être que le jouet d'une force supérieure
...avec toujours cette sensation de n'être que le jouet d'une force supérieure

...avec toujours cette sensation de n'être que le jouet d'une force supérieure

Le choc au centre...
Le choc au centre...

Le choc au centre...

...alors que le corps de cavalerie de réserve manoeuvre derrière l'ennemi
...alors que le corps de cavalerie de réserve manoeuvre derrière l'ennemi

...alors que le corps de cavalerie de réserve manoeuvre derrière l'ennemi

La confusion générale...
La confusion générale...
La confusion générale...

La confusion générale...

... et le face à face, qui sera décisif

... et le face à face, qui sera décisif

29 septembre 1364 - dernier round à Auray

Jean de Montfort sera le premier à tomber, blessé. Charles de Blois, toujours accompagné de son fidèle lévrier n'aura pas le temps de triompher : il sera tué aussitôt.

L'Histoire aura été respectée. Sauf que...

Yolland n'aura jamais quitté des yeux son maître, et n'aura jamais apporté sa soumission au nouveau duc Jean IV. Mais peut-être n'était ce qu'une légende ?

Quand à Du Guesclin, submergé par le nombre, il aura préféré déposer ses armes, son champion battu, en tout honneur, comme il se doit.

La capture de Du Guesclin (quelque part perdu au centre de la mêlée)

La capture de Du Guesclin (quelque part perdu au centre de la mêlée)

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